Merci Beaucul

SEXPÉRIENCE : mon premier cunni

«L’histoire de mon premier cunni a commencé en fait bien avant celui-ci.  Je devais avoir 15 ans et je découvrais le roulage de pelle. Je ne sais pas comment on en est arrivé à parler de ça mais je mentionnais à ma sœur – queer – que je n’étais pas fan de se rouler des pelles: je trouvais ça trop « mouillé » !

Elle me répondit du tac au tac qu’il fallait que je m’habitue car quand il serait temps de « lécher » j’allais vraiment comprendre ce que c’est qu’être mouillé. Elle n’avait pas tort !

Deux ans plus tard j’ai eu ma premiere copine sérieuse. C’est l’âge où l’on a vraiment les hormones au taquet et tout était un peu l’occasion de se découvrir l’un l’autre. On était tous les deux inexpérimentés et du coup assez timide. On voulait faire « quelque chose » sans pour autant sauter le pas de « La Première Fois » (écrit en lettres d’or avec son de trompettes et voix de James Earl Jones)

Au final les choses se sont passées naturellement. On était en internat – chambre partagée de quatre. Je me suis glissé dans son lit pendant que ses copines dormaient (enfin je pense). On s’est embrassé, les choses se sont embrasées.

Je me suis dit « C’est le moment ! »

C’était ma premiere vraie experience sexuelle et ma premiere rencontre avec une vulve qui n’était pas faites de pixels.

J’avais la boule au ventre. J’avais peur des mythes concernant l’odeur et surtout peur de mal faire.

Je n’avais vraiment aucun repères. J’étais dans le noir, en train de mourir de chaud enfoui sous une couette, obligé d’opérer dans le silence le plus complet. Et je ne savais pas trop quoi faire. Le net ne regorgeait pas encore d’infos sur la sexualité positive et le porno n’est pas vraiment d’une grande aide.

Au final – je ne sais pas pourquoi – j’ai commencé à penser à un film façon American Pie ou un des protagonistes expliquait sa technique (peu efficace en réalité) consistant à dessiner l’alphabet avec sa langue.

J’étais vraiment timide.

Puis j’ai commencé à me laisser aller, à être plus naturel et à l’écoute, à penser à des conseils de meilleure qualité comme se laisser guider par son/sa partenaire en écoutant sa respiration, en suivant ses mouvements, etc.

J’y prenais vraiment plaisir et vu comment elle commençait à battre frénétiquement des jambes, elle aussi.

Elle à finit par jouir après une quinzaine de minute. J’étais mouillé du menton jusqu’au nez. On n’avait pas été discret. On était heureux !

Il s’est écoulé encore quelques mois avant notre premier rapport et j’ai eu donc beaucoup d’occasions de mieux découvrir les secrets d’un bon cunnilingus. Donc au final mon rapport à cette pratique à vraiment façonné une partie de mon approche à la sexualité. Déjà par son aspect plus « posé » (même si ça peut devenir ultra wild) mais surtout par le fait de vraiment penser à l’autre. Il y a quelque chose de vraiment intime là dedans et si je n’arrive pas à me projeter en train de lécher avec plaisir alors je ne pense pas que je pourrais coucher avec cette personne. Je vois vraiment le cunnilingus comme quelque chose à part entière et pas un rapide préliminaire.»

Si tu veux témoigner d’une expérience, de questionnements, de ton parcours, d’envies… envoie un mail à [email protected] avec comme sujet « Témoignage »

Merci Beaucul